Participants dans le parc

Dans les dernières décennies, l’éloignement physique et psychique de l’homme et des espaces naturels n’a fait que s’accroître. Pour la communauté scientifique, il est urgent de renouer avec la nature pour bénéficier de tous ses bienfaits aujourd’hui mesurés et reconnus.

Une ribambelle de vertus positives

Sociologues, psychologues, neurologues, tous sont unanimes sur ce constat : le contact avec la nature a de très nombreux effets positifs sur notre santé. La liste donne même le tournis : en réduisant l’hormone du stress – le cortisol, il soulage l’anxiété, améliore l’humeur et réduit les émotions négatives (irritabilité, impatience, ennui, peur…). Il améliore la conscience de soi et peut même aider au processus de deuil.

La nature, en stimulant les endorphines et la production de dopamine, est également un formidable accès à la joie, au bonheur et au plaisir. Il améliore la qualité du sommeil, chasse la fatigue et accroît l’énergie. Les scientifiques ont aussi démontré que l’accès à diverses formes de nature influe sur la bienveillance, l’empathie et le positivisme des personnes exposées.

Mais la nature n’a pas seulement des effets positifs sur notre santé mentale et physique, elle a également des conséquences réelles sur notre rapport au travail. Prendre l’air, être au contact de la faune et la flore améliorent en effet la créativité et restaurent les capacités de concentration et d’attention. Certaines études parlent de 50% de performances accrues dans des résolutions de problèmes, alors que la satisfaction au travail augmente de 40% et la réduction de l’absentéisme s’affiche à -10% (*).

Des questionnements et des solutions

Afin de bénéficier de tous ces bienfaits, il est indispensable de s’accorder souvent des « pauses nature ». Se promener en forêt, faire du sport en plein air, cultiver son jardin, tout en stimulant consciemment ses sens : respirer, écouter, observer… Profiter de la nature en pleine conscience est le meilleur moyen de décupler ses effets positifs.

Le monde du travail a aussi compris ce besoin de reconnexion aux espaces naturels, qui s’est accentué avec le confinement de mars/avril 2020. Dans nos vies lancées à toute vitesse, citadins et péri-urbains sont de plus en plus demandeurs de pauses et d’espaces verts.

Pour améliorer la qualité de vie au travail, il faut donc faire entrer la nature dans l’entreprise. L’accès à la lumière naturelle via des baies vitrées, la végétalisation des espaces de travail, l’emploi de la couleur verte ou d’illustrations de nature sur les murs sont des pistes de travail simples à mettre en place. Certaines entreprises vont même plus loin avec la construction de serres ou de fermes immergées en ville, ou la mise à disposition de bureaux mobiles comme les caravanes.

Réunions intérieur /extérieur : une immersion en alternance

Les entreprises sont donc désormais en quête de lieux de travail modulables, largement ouverts sur la nature et capables d’alterner réunions en intérieur et en extérieur. Selon la saison et les objectifs, organiser ses réunions de travail en pleine nature est l’idéal.

Une terrasse ombragée, un patio végétalisé, un atrium à ciel ouvert, une terrasse éphémère au bord de l’eau, ou même une session en pleine forêt : l’extérieur devient décor et les réunions gagnent en dynamisme.

Alterner les sessions de travail à l’intérieur et à l’extérieur est ici un moyen de se rapprocher de nos besoins essentiels d’espace et de respirations de  plus en plus impérieux depuis la crise sanitaire, tout en bénéficiant des bienfaits inattendus de la nature sur les salariés  : moins de pression, un rapprochement naturel entre les collaborateurs, un environnement qui pousse à l’activité physique, intellectuelle et donc à l’action.

Faire entrer la nature dans le monde professionnel, effacer les barrières intérieur/extérieur est de toute évidence une équation gagnante/gagnante. En faisant coïncider travail productif, énergie nouvelle et rapport à la nature, on est ici dans le « travailler mieux ».

La réconciliation vie professionnelle/besoin de nature est donc désormais possible et salutaire. En privilégiant les rencontres au vert à la communication virtuelle, c’est le lien ancestral d’homme à homme qui est restauré et qui n’offre que des bénéfices à ceux qui en profitent.

Le monde du travail de demain sera – espérons-le – définitivement (re)connecté à la nature.

 

(*) – Les bienfaits de la nature sur le travail