1945. Pendant la guerre, le domaine des Fontaines est réquisitionné par l’armée allemande qui en fait un centre de transmission. Le parc de 52 hectares abrite encore aujourd’hui un témoignage de cette période troublée : un bunker d’observation, aujourd’hui condamné.

Un centre culturel et spirituel

1946, la guerre est terminée. Henri de Rothschild, propriétaire du Domaine, le met en vente. Il est acheté par les Jésuites, un ordre religieux catholique, pour en faire un centre de formation. Le site accueille une centaine d’étudiants ainsi qu’une trentaine de professeurs et de chercheurs. Il abrite surtout une bibliothèque phénoménale, riche de plus de 500 000 ouvrages ; l’une des plus grandes bibliothèques privées d’Europe à l’époque. Le lieu accueillait aussi beaucoup de jeunes pour les vacances et était ouvert au public, qui profitait ainsi d’un but de promenade agréable.

Dans les années 80, après le transfert du centre de formation vers Paris, les Fontaines diversifient leurs activités : le lieu devient un centre culturel ouvert au public et de nombreux partenariats avec la toute jeune Université d’Amiens y voient le jour. On commence aussi à y organiser quelques séminaires d’entreprise…

Vers un nouveau chapitre

Mais au fil des années, le lieu mal adapté aux exigences d’une clientèle notamment étrangère, demande des investissements difficilement rentabilisables. La communauté des Jésuites songe alors à passer la main. En 1998, le groupe Capgemini se porte acquéreur du domaine, ouvrant une nouvelle page de l’histoire des Fontaines. L’immense  bibliothèque est transférée à Lyon et les travaux de transformation peuvent commencer.

 

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